Bordeaux — un phénomène accentué par le TGV (La Dépêche, 2017)
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Les Bordelais candidats à l’accession à la propriété sont parmi les plus mal lotis. En raison du dynamisme de la métropole girondine explicable notamment par l’arrivée de la ligne à grande vitesse (LGV) qui a mis Paris à seulement deux heures de transport, les prix de l’immobilier ont flambé en 2017. Selon le relevé des prix des notaires de France, les prix à Bordeaux ont rattrapé ceux de la très chère Nice. En moins d’un an, le mètre carré a augmenté de plus de 12 % pour atteindre 3 590 euros.
En 2016, Bordeaux avait déjà été la ville de France à connaître la plus forte hausse des prix : +15 % sur un an. Sur cinq ans, la flambée atteint +23 %. Des niveaux à comparer avec d’autres métropoles françaises à la croissance des prix plus modérée comme Nantes (+6,3 % à 2 710 euros le m2), Lyon (+6 % à 3 560 euros) ou Lille (+5,2 % à 3 020 euros).
L’arrivée de la LGV est un des facteurs qui explique cette hausse mais également l’embellissement de la cité girondine : « Il y a l’effet ligne à grande vitesse et toute une politique de la ville qui a certainement rendu Bordeaux très attractive », ont souligné les notaires. Sous l’effet de l’installation de nombreux Parisiens à Bordeaux, la ville a vu ses quartiers populaires se « gentrifier ».